avocats pme logo Avocats PME Trouvez un avocat compétent pour vos affaires. Entreprises, PME, travailleurs autonomes. +750 avocats partenaires partout au Québec

Trouvez Rapidement un Avocat Compétent pour vos Affaires d’Entreprise

Répondez à quelques questions seulement et nous vous référerons le meilleur avocat de votre région selon vos besoins spécifiques.

une médaille bleu Un service professionnel entièrement confidentiel un homme d'affaires

Les entreprises agricoles : des règles particulières!

Les entreprises agricoles occupent une place essentielle dans l’économie québécoise. En effet, on compte dans la province plus de 29000 entreprises agricoles. Toutefois, ces entreprises sont soumises à des règles juridiques et avantages qui leur sont propres.

Contrairement à d’autres secteurs d’activité, le domaine agricole se distingue par des particularités réglementaires touchant la gestion des terres, la production, l’environnement, la main-d’œuvre et d’autres aspects.

Dans cet article, Avocats PME vous informe sur plusieurs règles particulières à connaître touchant les entreprises agricoles!

Qu’est-ce qu’une entreprise agricole?

Une entreprise agricole désigne toute activité centrée sur la production et l’exploitation du milieu agricole!

Cela comprend notamment:

L’agriculture englobe également, selon certains contextes, d’autres activités comme l’exploitation forestière, la gestion de réserves de chasse, ou encore l’exploitation d’entreprises d’incubation artificielle (achat d’œufs, incubation et vente de poussins).

Dans des cas précis, la pisciculture (l’élevage de poissons en milieu contrôlé), la culture maraîchère, l’exploitation de pépinières et de serres, la culture en milieux aquatiques ou la culture hydroponique peuvent aussi faire partie des activités agricoles.

Enregistrer une entreprise agricole

Bien que l’enregistrement ne soit pas toujours obligatoire, une entreprise agricole peut s’enregistrer comme exploitation agricole auprès du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ).

Cet enregistrement permet de bénéficier de:

Conditions d’admissibilité à l’enregistrement au MAPAQ

Pour être reconnue comme exploitation agricole, une entreprise doit répondre à certaines conditions. Elle doit exploiter au moins un immeuble à vocation agricole et démontrer qu’elle génère annuellement un revenu agricole brut égal ou supérieur à 5 000 $, ou qu’elle est en voie d’atteindre ce seuil.

L’entreprise doit également répondre à toute demande de renseignements ou de documents formulée par le MAPAQ et maintenir son dossier à jour afin de conserver son enregistrement.

Les spécificités et règles propres aux entreprises agricoles!

Le droit agricole couvre un large éventail de domaines, ce qui entraîne une diversité importante de lois et de règlements applicables. Selon le secteur d’activité de l’entreprise agricole, les exigences légales peuvent varier considérablement.

Voici un aperçu des principales règles et spécificités encadrant ce secteur de l’économie, dont la majorité ne s’applique pas aux autres secteurs:

Normes agricoles et environnementales

Au Québec, les entreprises agricoles doivent se conformer à une réglementation rigoureuse visant à promouvoir des pratiques responsables, tant sur le plan agricole qu’environnemental. Ce cadre législatif repose, entre autres, sur:

L’objectif principal de ces lois et règlements est d’encadrer les activités agricoles afin de limiter leur impact sur l’environnement et d’assurer une gestion durable des ressources.

Parmi les nombreuses obligations environnementales auxquelles plusieurs entreprises agricoles doivent se soumettre, on retrouve :

Ces aménagements peuvent notamment prendre la forme de voies d’eau engazonnées, de risbermes avec déversoirs enrochés ou de bassins de stockage et de sédimentation.

Cela se fait par l’installation de clôtures, l’aménagement de passages sécurisés (ponceaux, gués, clôturés) et la création d’aires d’abreuvement éloignées.

En somme, le respect de ces nombreuses normes permet de concilier la productivité agricole avec la préservation de l’environnement.

Règles fiscales particulières

Au Québec, les entreprises agricoles bénéficient de plusieurs règles et particularités fiscales visant à soutenir la relève, favoriser l’investissement, alléger la charge fiscale et maintenir la compétitivité des exploitations, dont plusieurs autres entreprises dans d’autres secteurs ne peuvent bénéficier!

Taxes foncières agricoles:

Les taxes foncières représentent une charge importante pour les exploitants agricoles. Le Québec reconnaît cette réalité en appliquant des taux réduits sur les terres agricoles et en offrant un programme de crédit de taxes foncières agricoles.

Toutefois, il est à noter que seules les entreprises agricoles inscrites à la MAPAC peuvent bénéficier de ces mesures, ce qui souligne l’importance de la reconnaissance officielle.

Traitement des pertes agricoles:

Les entreprises agricoles peuvent profiter d’un régime fiscal avantageux concernant leurs pertes agricoles.

Plus précisément, lorsque ces entreprises subissent des pertes dans le cadre de leurs activités agricoles, elles sont généralement autorisées à utiliser le montant total de ces pertes pour réduire leur revenu imposable provenant d’autres sources, comme des revenus d’emploi, d’investissement ou d’autres activités commerciales.

Cela signifie qu’une perte générée par l’exploitation agricole peut servir à diminuer le montant d’impôt à payer sur l’ensemble des revenus de l’entreprise ou de l’exploitant, ce qui représente un soutien important en cas de difficultés financières ou de mauvaises récoltes.

Traitement fiscal des travailleurs agricoles étrangers:

Au Québec, les employeurs qui embauchent des travailleurs agricoles étrangers saisonniers doivent se conformer à des obligations fiscales précises.

Ces obligations assurent que les travailleurs étrangers saisonniers paient les impôts exigés par la loi!

Exonération cumulative des gains en capital:

L’exonération cumulative des gains en capital (ECGC) est un avantage fiscal qui permet aux agriculteurs de réduire le montant d’impôt à payer lors de la vente ou du transfert de certains biens agricoles.

Cela signifie que le montant exonéré n’est pas soumis à l’impôt, ce qui peut représenter une économie substantielle pour la personne qui vend ou transmet ces biens.

Le plafond maximal de l’ECGC est fixé, depuis le 25 juin 2024, à 1,25million$, ce qui signifie que jusqu’à **1,25million$ de gain en capital sur la vente ou la transmission de biens admissibles peut être exemptée d’impôt.**

Cette mesure vise à faciliter la transmission des entreprises agricoles à la relève familiale et à offrir une protection financière aux agriculteurs lors de la vente de leur entreprise ou de leurs actifs.

Transfert intergénérationnel:

Le transfert d’une entreprise agricole familiale entre générations bénéficie de règles fiscales avantageuses, adaptées à la réalité du secteur.

Contrairement à la majorité des contribuables, les exploitants agricoles peuvent, de leur vivant, transférer certains biens à leurs enfants, petits-enfants ou autres membres de la famille élargie (incluant nièces, neveux, conjoints des enfants, etc.) sans générer de conséquence fiscale immédiate.

Ce régime vise à encourager la continuité des fermes familiales et à rendre plus facile le passage des actifs agricoles d’une génération à l’autre, sans imposer un fardeau fiscal immédiat à la famille qui reçoit ces biens.

Mesures fiscales récentes:

Pour vous donner une idée, voici d’autres mesures fiscales avantageuses qui sont entrées en vigueur en 2025 ou qui le seront bientôt en 2026:

La réglementation de la mise en marché des entreprises agricoles au Québec

Au Québec, les entreprises agricoles sont soumises à une multitude de réglementations touchant la mise en marché de leurs produits.

Cette spécificité du secteur s’explique par l’importance de l’agriculture au Québec, tant pour la sécurité alimentaire et le dynamisme économique des régions rurales que pour la protection des intérêts des producteurs et des consommateurs.

Contrairement à d’autres secteurs où la concurrence est libre et peu réglementée, le secteur agricole est fortement encadré par des règles strictes à tous les niveaux!

Des lois et règlements spécifiques pour encadrer la commercialisation:

Les entreprises agricoles doivent respecter le cadre législatif de la commercialisation des produits agricoles au Québec, lequel repose sur la Loi sur la mise en marché des produits agricoles, alimentaires et de la pêche, appliquée par la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec.

Obligations de tenue de registres et rapports!

Ce cadre réglementaire impose aux différents intervenants du secteur l’obligation de transmettre des rapports ou de tenir des registres à la Régie, afin de garantir la traçabilité et la transparence de la vente. Par exemple, la production et la vente de poussins à chair ou de dindonneaux sont assujetties à des déclarations détaillées.

Ce système réglementaire, qui encadre rigoureusement la vente des produits agricoles, se distingue de la liberté relative observée dans d’autres secteurs économiques, où les entreprises peuvent généralement écouler leurs biens sans respecter un régime particulier.

La gestion de l’offre:

La gestion de l’offre constitue un régime réglementaire propre à l’agriculture canadienne, qui s’applique aux secteurs du lait, des œufs et de la volaille.

Ce modèle vise à équilibrer la production avec la demande intérieure, afin d’éviter la surproduction ou la pénurie, tout en assurant des prix stables pour les producteurs et les consommateurs.

Les transferts de quotas entre producteurs sont aussi strictement réglementés afin de préserver l’équilibre du système et de garantir que la production reste adaptée aux besoins du marché canadien.

La gestion de l’offre encadre également la façon dont les produits sont mis en marché :

Grâce à la gestion de l’offre, plusieurs fermes canadiennes bénéficient d’une certaine stabilité financière, puisqu’elles ne sont pas exposées aux fluctuations extrêmes des prix mondiaux. De plus, le consommateur profite d’un approvisionnement régulier en produits de qualité, issus de fermes locales.

Droit du travail adapté

Le droit du travail appliqué aux entreprises agricoles comporte plusieurs particularités en comparaison avec d’autres secteurs économiques.

Au Québec, la législation prévoit des adaptations spécifiques afin de tenir compte de la réalité du travail agricole, du caractère saisonnier des activités et des conditions particulières qui en découlent.

Durée du travail et heures supplémentaires:

D’abord, la règle générale qui fixe la semaine normale de travail à 40 heures ne s’applique pas aux salariés agricoles.

Repos hebdomadaire:

De plus, en matière de repos, normalement un salarié doit avoir un repos hebdomadaire minimal de 32 heures consécutives. Cependant, pour les travailleurs agricoles, ce repos peut être reporté à la semaine suivante, à condition que la personne salariée y consente.

Cette flexibilité vise à s’adapter aux périodes de pointe, comme les récoltes, où la charge de travail peut être très variable.

Travail des jeunes dans les entreprises agricoles:

L’emploi des jeunes au Québec est encadré sévèrement. En effet, selon la Loi sur l’encadrement du travail des enfants, il est normalement interdit d’employer des mineurs de moins de 14 ans.

Toutefois, dans une entreprise agricole, un jeune de 12 ans ou plus peut être embauché pour effectuer des travaux manuels légers, tels que la récolte de fruits ou de légumes, le soin des animaux ou la préparation du sol, à condition qu’il soit supervisé par un adulte en tout temps et que l’entreprise emploie moins de 10 travailleurs durant la période.

Trouvez un avocat spécialisé en droit agricole pour entreprise grâce à Avocats pme!

Si vous avez des questions juridiques concernant les entreprises agricoles, il est fortement recommandé de consulter un avocat spécialisé dans ce domaine!

Ces avocats possèdent une connaissance approfondie et spécialisée du domaine agricole, ce qui leur permet de vous guider quant à l’interprétation des lois et des règlements qui encadrent le secteur.

Leur soutien et leur savoir-faire peuvent s’avérer essentiels pour garantir le respect des obligations légales, protéger vos droits et régler efficacement tout différend ou enjeu juridique lié aux entreprises agricoles.

Avocats PME est une solution simple, rapide, et gratuite pour trouver un avocat spécialisé en droit agricole pour les entreprises! Tout ce que vous avez à faire, c’est de remplir notre formulaire de demande en nous expliquant votre situation.

Suite à votre demande, nous vous mettrons rapidement en contact avec un avocat près de chez vous. Ce processus ne nécessite aucun engagement de votre part!